Arrivée en France en 2022 avec sa mère et sa fille pour fuir la guerre en Ukraine, Irina a progressivement reconstruit sa vie en Gironde. Après plusieurs années d’accompagnement par le Diaconat de Bordeaux, elle est devenue locataire de son propre appartement à Saint-André-de-Cubzac. Aujourd’hui, elle poursuit son parcours avec un nouveau projet professionnel en tête.

Des démarches administratives à la recherche d’un logement

Lorsque Irina arrive en France, elle s’installe d’abord chez sa sœur, à Versailles. Deux ans plus tard, son mari la rejoint. Puis la famille s’installe en Gironde, où Irina commence un accompagnement avec le Diaconat de Bordeaux. Depuis, son parcours s’est construit étape après étape.

À commencer par les nombreuses démarches administratives auxquelles la jeune femme a dû faire face : prolonger son titre de séjour, obtenir une assurance maladie, effectuer sa déclaration d’impôts…

Autant de formalités complexes pour lesquelles elle a pu compter sur le soutien des équipes du pôle asile intégration : 

« Le Diaconat de Bordeaux nous a beaucoup aidés avec les papiers, par exemple pour prolonger mon titre de séjour, obtenir l’assurance maladie, faire la déclaration des impôts. »

Un logement pour sa famille, proche de tout

Une fois ces formalités administratives réglées, la famille ukrainienne doit se mettre en quête d’un logement. Une étape cruciale pour retrouver progressivement des repères et s’ancrer sereinement dans leur nouvelle vie.

Avec l’aide des assistantes sociales du Diaconat de Bordeaux, le projet aboutit enfin en février 2025. La famille d’Irina devient locataire de son appartement à Saint-André-de-Cubzac, une petite commune de 10 000 habitants située au nord de Bordeaux.

Ce logement représente une nouvelle stabilité pour la famille. La jeune maman apprécie notamment son emplacement, ainsi que tous les services accessibles à proximité pour sa fille : l’école maternelle, l’école primaire, le lycée ou encore le stade.

Un environnement particulièrement adapté à son quotidien et à son rythme de vie :

« Je n’ai pas de voiture, donc c’est pratique pour moi. Je peux déposer ma fille à l’école sans problème, c’est à côté. »

« En Ukraine, je suis pharmacienne et infirmière »

Loin de se réduire à la seule question du logement, l’accompagnement du Diaconat de Bordeaux s’inscrit comme une transition pour construire un véritable projet personnel. L’objectif des équipes du pôle asile est de co-créer avec Irina un projet sur mesure, en fonction de ses besoins et de ses envies, pour la guider progressivement vers l’autonomie.

Ainsi, Irina décide de prendre des cours de français de manière à trouver une formation qui lui permettra de reprendre un projet professionnel adapté à sa formation initiale de pharmacienne et d’infirmière. Elle a en effet obtenu ces deux diplômes en Ukraine. Malheureusement ces derniers ne sont pas reconnus en France.

« Ici, mes diplômes ne sont pas valables. Il faut trouver une formation pour passer et pour travailler. »

En attendant, la jeune femme a déjà commencé à intégrer le milieu professionnel français en tant que remplaçante d’assistante dentaire. Elle souhaite désormais poursuivre dans ce domaine :

« J’ai trouvé un travail en France comme remplaçante d’assistante dentaire. Ça s’est bien passé et je cherche maintenant un travail dans ce domaine. »

Construire la suite

Près de 4 ans après son arrivée en France, Irina réalise tout le chemin parcouru. Elle dispose désormais d’un logement pour sa famille, sa fille peut aller à l’école à proximité de chez elle et elle poursuit ses cours de français pour mettre toutes les chances de son côté afin de décrocher un travail.

Un parcours qui continue de se construire, pas à pas, au fil des démarches, parfois des obstacles, des rencontres aussi, et toujours avec le soutien du Diaconat de Bordeaux. La suite, elle, reste à écrire.